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La discrimination positive peut-elle sauver le milieu rural ?    
Tout citoyen peut être amené, dans sa vie courante, à recourir aux services de l’État : préfecture, services fiscaux, services sanitaires, équipement, etc ; ou même aux services publics et institutions ne relevant pas directement de l’État mais fonctionnant dans un lieu central. Pourtant le citoyen français ne bénéficiera pas du service de la même manière s’il réside en milieu rural ou en milieu urbain, siège des Administrations et autres Services Nationaux. Pour une visite médicale suite à un renouvellement de permis de conduire, un contrôle à la SS, une consultation auprès des services fiscaux, si vous êtes dans la zone des bois et des champs, il vous faudra utiliser votre automobile, consommer du carburant, acquitter des taxes sur les produits pétroliers et payer votre place de stationnement.
À contrario, si vous habitez la ville ou sa banlieue, vous pourrez atteindre ces services par les moyens de transports en commun, à pied ou à bicyclette. Et pourtant, le mode d’imposition sur le revenu est le même à la ville qu’à la campagne car l’État ne fait pas de différence dans la localisation géographique des contribuables; à, contrario, par l’implantation de ses services, l’État favorise les citadins.

Le même raisonnement pourrait être tenu pour l’accès aux études supérieures. Chacun sait qu’elles sont financièrement favorisées dès lors que l’on réside dans une ville universitaire.
Et pourtant, la quote-part du contribuable attribuée, par le biais du budget de l’Éducation Nationale, aux dépenses de fonctionnement de l’Université, est la même que l’on soit rural ou urbain.

Chacun est en mesure de trouver d’autres exemples, inutile d’allonger, ici, la liste.
L’égalité du citoyen devant l’impôt de l’État est effective mais qu’en est-il de l’égalité devant le service rendu ?

Dès lors, qu’on ne s’étonne pas de l’affection des citoyens pour les zones urbaines, qui, tout en reconnaissant certains inconvénients à la vie urbaine constatent que les avantages perçus leur offrent néanmoins une situation favorable.

Si l’on veut réellement enrayer un processus pénalisant pour l’ensemble du territoire national, il faut une action volontariste de l’État. Pourquoi ne pas envisager une participation fiscale inversement proportionnelle à la distance des Services Publics ?

N’est-il pas possible d’ envisager le rétablissement des indemnités de résidence, au profit cette fois, des résidents ruraux ?

Le citoyen saurait ainsi que si s’installer en milieu urbain le rapproche des services, résider en zone rurale lui procure une situation financière plus intéressante. C’est un choix qui lui échappe actuellement.
Tout citoyen peut être amené, dans sa vie courante, à recourir aux services de l’État : préfecture, services fiscaux, services sanitaires, équipement, etc ; ou même aux services publics et institutions ne relevant pas directement de l’État mais fonctionnant dans un lieu central. Pourtant le citoyen français ne bénéficiera pas du service de la même manière s’il réside en milieu rural ou en milieu urbain, siège des Administrations et autres Services Nationaux. Pour une visite médicale suite à un renouvellement de permis de conduire, un contrôle à la SS, une consultation auprès des services fiscaux, si vous êtes dans la zone des bois et des champs, il vous faudra utiliser votre automobile, consommer du carburant, acquitter des taxes sur les produits pétroliers et payer votre place de stationnement.
À contrario, si vous habitez la ville ou sa banlieue, vous pourrez atteindre ces services par les moyens de transports en commun, à pied ou à bicyclette. Et pourtant, le mode d’imposition sur le revenu est le même à la ville qu’à la campagne car l’État ne fait pas de différence dans la localisation géographique des contribuables; à, contrario, par l’implantation de ses services, l’État favorise les citadins.

Le même raisonnement pourrait être tenu pour l’accès aux études supérieures. Chacun sait qu’elles sont financièrement favorisées dès lors que l’on réside dans une ville universitaire.
Et pourtant, la quote-part du contribuable attribuée, par le biais du budget de l’Éducation Nationale, aux dépenses de fonctionnement de l’Université, est la même que l’on soit rural ou urbain.

Chacun est en mesure de trouver d’autres exemples, inutile d’allonger, ici, la liste.
L’égalité du citoyen devant l’impôt de l’État est effective mais qu’en est-il de l’égalité devant le service rendu ?

Dès lors, qu’on ne s’étonne pas de l’affection des citoyens pour les zones urbaines, qui, tout en reconnaissant certains inconvénients à la vie urbaine constatent que les avantages perçus leur offrent néanmoins une situation favorable.

Si l’on veut réellement enrayer un processus pénalisant pour l’ensemble du territoire national, il faut une action volontariste de l’État. Pourquoi ne pas envisager une participation fiscale inversement proportionnelle à la distance des Services Publics ?

N’est-il pas possible d’ envisager le rétablissement des indemnités de résidence, au profit cette fois, des résidents ruraux ?

Le citoyen saurait ainsi que si s’installer en milieu urbain le rapproche des services, résider en zone rurale lui procure une situation financière plus intéressante. C’est un choix qui lui échappe actuellement.
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