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Disparition du patrimoine bâti    

La tempête du 26 décembre 1999, en plus de ses effets dommageables sur les arbres et les bâtiments, a mis à jour une situation parfois difficile des bâtiments ruraux en espérant qu’elle ne contribuera pas à l’aggraver.
Les somptueuses toitures de tuiles plates ont souvent été une cible privilégiée pour Éole en courroux. Les toits crevés si  bien fondus dans le paysage qu'ils ne se remarquaient pas, sont d’autant plus discernables après l’aggravation d'un état que , bien souvent, les arbres environnants maintenant abattus camouflaient savamment. Un éclairage parfois cru est maintenant projeté sur ces granges, ces hangars quelquefois mais aussi sur les maisons d’habitation montrant le péril de la situation de ces bâtiments, souvent plus que bicentenaires, qui signent le terroir où ils sont implantés. Leur manque de fonctionnalité, la disparition des petites exploitations et les successions familiales les ont condamnés.
Ne pouvant plus espérer ni la sollicitude ni la sauvegarde que pourrait leur donner leur propriétaire ( quand ils en ont encore un), les fières bâtisses d'autrefois subissent les épreuves du temps qui effectue alors son œuvre de destruction, lente et patiente mais combien inéluctable. Ni leur âge, ni leur charge d’histoire pas plus que leur valeur architecturale ne trouve grâce au regard d’une modernité toute vouée à la rentabilité. En décalage avec notre époque, ces bâtiments ne trouvent que rarement preneur pour leur redonner leur allure d’autrefois.
Sans intérêt économique apparent, difficiles et coûteuses à restaurer, les vieilles bâtisses, des plus modestes aux plus imposantes, deviennent la proie des intempéries et de l’oubli et finissent en tas de ruines recouvertes de ronces ou de lierre à moins que ce ne soit sous la pioche du démolisseur lequel pourra encore tirer profit de quelques tuiles ou d’un Grangeassemblage de poutres.
La soif d’une modernité de circonstances a conduit beaucoup de propriétaires ruraux à abandonner le patrimoine de leurs aînés laissant place à des bâtiments industriels standards plantés au milieu de pavillons clonés qui génèrent l’uniformité des villages en quête d’accueil de population nouvelle. Et tout doucement, le traditionnel bâti rural sombre. Elles disparaissent ces granges à l’ossature bois hourdées de briques rouges ou couvertes de tavillons de peuplier, entraînant les avancées majestueuses qui abritaient le battage des récoltes, supprimant les hautes et massives portes à deux battants qui s’ouvraient dans un grincement presque mélodieux. Lentement, au fil des ans, leur toiture perd quelques chevrons, elles s’inclinent doucement donnant l’impression qu’une chiquenaude entraînerait leur chute alors que leur solides assemblages de charpente leur confère encore solidité et cohésion, assurances réelles pour un possible restaurateur. Et puis un jour, minées par les pluies répétitives, affaiblies par les végétaux parasites et secouées par les vents, les granges finissent par succomber. Elle s’effondrent dans un grand fracas de tuiles cassées et de poutres brisées. Elles meurent alors, laissant s’échapper un dernier souffle de poussière, ultime exhalaison des récoltes anciennes.
Tout n’est pas perdu cependant et des exemplaires restent encore debout. Et même s’ils elles sont rares, des restaurations heureuses ont été entreprises par des propriétaires
éclairés et passionnés. Ceux-ci, pas toujours des plus fortunés recherchent un autre type d’habitation et sont soucieux de préserver un patrimoine dont ils connaissent la valeur historique. Oubliant l’adage - faussement de bon sens, mais souvent véritable excuse - « Il vaut mieux reconstruire que réparer, ça coûte moins cher», ces propriétaires entreprenants participent au maintien du patrimoine architectural des campagnes. Mais pour une restauration réussie, pour un bâtiment sauvé combien sont abandonnés par des propriétaires qui non seulement n’acceptent pas de se séparer d’un bien mais ne peuvent ou ne veulent le restaurer.
Il est temps de mettre un coup d’arrêt au sombre processus de ces disparitions. Les villes réussissent à mettre en valeur et à sauver leur patrimoine qui devient une richesse touristique, pourquoi la ruralité ne suivrait-elle pas cet exemple ? Évidemment, les aides à la restauration seraient non seulement nécessaires mais indispensables. Il faudrait également que des actions concertées et groupées soient mises en œuvre. Voilà un chantier mobilisateur et valorisant pour une intercommunalité de Pays qui cherche encore des projets. Nul doute que l’artisanat local y trouverait également son compte. pour sauver le patrimoine bâti rural, il faudra cependant une nécessaire communauté d’actions et une convergences de vue entre les collectivités territoriales et les particuliers et si l’État, dans son désir, toujours annoncé mais rarement réalisé, de revitaliser le milieu rural, apportait sa contribution, il ferait preuve d’une saine clairvoyance pour aider à un rééquilibrage économique et démographique du territoire.

La tempête du 26 décembre 1999, en plus de ses effets dommageables sur les arbres et les bâtiments, a mis à jour une situation parfois difficile des bâtiments ruraux en espérant qu’elle ne contribuera pas à l’aggraver.
Les somptueuses toitures de tuiles plates ont souvent été une cible privilégiée pour Éole en courroux. Les toits crevés si  bien fondus dans le paysage qu'ils ne se remarquaient pas, sont d’autant plus discernables après l’aggravation d'un état que , bien souvent, les arbres environnants maintenant abattus camouflaient savamment. Un éclairage parfois cru est maintenant projeté sur ces granges, ces hangars quelquefois mais aussi sur les maisons d’habitation montrant le péril de la situation de ces bâtiments, souvent plus que bicentenaires, qui signent le terroir où ils sont implantés. Leur manque de fonctionnalité, la disparition des petites exploitations et les successions familiales les ont condamnés.
Ne pouvant plus espérer ni la sollicitude ni la sauvegarde que pourrait leur donner leur propriétaire ( quand ils en ont encore un), les fières bâtisses d'autrefois subissent les épreuves du temps qui effectue alors son œuvre de destruction, lente et patiente mais combien inéluctable. Ni leur âge, ni leur charge d’histoire pas plus que leur valeur architecturale ne trouve grâce au regard d’une modernité toute vouée à la rentabilité. En décalage avec notre époque, ces bâtiments ne trouvent que rarement preneur pour leur redonner leur allure d’autrefois.
Sans intérêt économique apparent, difficiles et coûteuses à restaurer, les vieilles bâtisses, des plus modestes aux plus imposantes, deviennent la proie des intempéries et de l’oubli et finissent en tas de ruines recouvertes de ronces ou de lierre à moins que ce ne soit sous la pioche du démolisseur lequel pourra encore tirer profit de quelques tuiles ou d’un Grangeassemblage de poutres.
La soif d’une modernité de circonstances a conduit beaucoup de propriétaires ruraux à abandonner le patrimoine de leurs aînés laissant place à des bâtiments industriels standards plantés au milieu de pavillons clonés qui génèrent l’uniformité des villages en quête d’accueil de population nouvelle. Et tout doucement, le traditionnel bâti rural sombre. Elles disparaissent ces granges à l’ossature bois hourdées de briques rouges ou couvertes de tavillons de peuplier, entraînant les avancées majestueuses qui abritaient le battage des récoltes, supprimant les hautes et massives portes à deux battants qui s’ouvraient dans un grincement presque mélodieux. Lentement, au fil des ans, leur toiture perd quelques chevrons, elles s’inclinent doucement donnant l’impression qu’une chiquenaude entraînerait leur chute alors que leur solides assemblages de charpente leur confère encore solidité et cohésion, assurances réelles pour un possible restaurateur. Et puis un jour, minées par les pluies répétitives, affaiblies par les végétaux parasites et secouées par les vents, les granges finissent par succomber. Elle s’effondrent dans un grand fracas de tuiles cassées et de poutres brisées. Elles meurent alors, laissant s’échapper un dernier souffle de poussière, ultime exhalaison des récoltes anciennes.
Tout n’est pas perdu cependant et des exemplaires restent encore debout. Et même s’ils elles sont rares, des restaurations heureuses ont été entreprises par des propriétaires
éclairés et passionnés. Ceux-ci, pas toujours des plus fortunés recherchent un autre type d’habitation et sont soucieux de préserver un patrimoine dont ils connaissent la valeur historique. Oubliant l’adage - faussement de bon sens, mais souvent véritable excuse - « Il vaut mieux reconstruire que réparer, ça coûte moins cher», ces propriétaires entreprenants participent au maintien du patrimoine architectural des campagnes. Mais pour une restauration réussie, pour un bâtiment sauvé combien sont abandonnés par des propriétaires qui non seulement n’acceptent pas de se séparer d’un bien mais ne peuvent ou ne veulent le restaurer.
Il est temps de mettre un coup d’arrêt au sombre processus de ces disparitions. Les villes réussissent à mettre en valeur et à sauver leur patrimoine qui devient une richesse touristique, pourquoi la ruralité ne suivrait-elle pas cet exemple ? Évidemment, les aides à la restauration seraient non seulement nécessaires mais indispensables. Il faudrait également que des actions concertées et groupées soient mises en œuvre. Voilà un chantier mobilisateur et valorisant pour une intercommunalité de Pays qui cherche encore des projets. Nul doute que l’artisanat local y trouverait également son compte. pour sauver le patrimoine bâti rural, il faudra cependant une nécessaire communauté d’actions et une convergences de vue entre les collectivités territoriales et les particuliers et si l’État, dans son désir, toujours annoncé mais rarement réalisé, de revitaliser le milieu rural, apportait sa contribution, il ferait preuve d’une saine clairvoyance pour aider à un rééquilibrage économique et démographique du territoire.
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